samedi 5 juillet 2008

Fin de parcours

Au final, un tour de plus de 1700km, le détail ici.

Après une nuit de bus, des pauses intéressantes: Duty free (ici c encore le Québec, les gens te disent allo), douane (là c'est bizzare, tu n'entends que "When do you live? When do you live!"), Albania (là, on n'entend plus personne, il est 5h du mat!), quelques heures d'attente sur le rooftop en attendant le retour de Mélissa, ma roommate, et désormais maitre des clés, me voici de retour à la 151ème pour faire mes bagages une dernière fois...

Une dernière soirée chez Victoire: "On ne va pas se laisser abattre par ces departs dans cette ville ou l'intarissable va et vient se fait ressentir; c'est une occasion de plus pour lever son verre!" Alors on a levé nos verres, et bien conclue trois mois d’Amérique du Nord.

vendredi 4 juillet 2008

De Québec à Montréal par le parc de la Mauricie

Aujourd’hui vendredi 4 juillet, jour de fête nationale aux Etats-Unis, c'est la fin pour nous de 5 jours incroyables durant lesquels les charmes du Québec qui n'est pas appelée la Belle Province pour rien nous ont vraiment séduits. La dernière journée fut incroyable. Imaginez deux canoës avançant tranquillement sur un lac entouré de terres inaccessibles à pied, le vent et le bruit des rames pour seul bruit, quelques rochers pour s'élancer dans l'eau, du grand soleil pour faire briller tout ça... Et quand Aymeric se retrouve à l'eau en donnant une peur bleue à Clément qui a quasiment vu son bateau partir à la renverse, on en rie bien! Autant quand Anne crie de peur après avoir aperçu un monstre marin... Et dire que pendant ce temps là les new yorkais fêtaient leur fête nationale sous la pluie.

jeudi 3 juillet 2008

De Chicoutimi à Québec en passant par le Saguenay

Jeudi matin, c’est réveil sous la pluie. Nous partons malgré tout vers le départ de la balade pour la montagne blanche, mais la pluie ne faiblit pas, et c’est le cœur lourd que nous décidons de repartir vers Québec en pariant sur un lendemain plus beau, et une autre balade cette fois dans le parc naturel de la Mauricie. Une longue route sinueuse, quelques camions chargés de rondins de bois, beaucoup de moustiques, une pause glace dans Baie St-Paul, la ville des galeries d’art, un passage devant les imposantes chutes de et nous revoilà à Québec.

Seulement aujourd’hui c’est le 400ème anniversaire de Québec, la ville est pleine de touriste, les auberges encore plus… Nous trouvons une solution de secours en l’auberge de jeunesse de Trois-Rivières, à près de deux heures de route de Québec, après une demande larmoyante et desespérée d’Aymeric auprès de la tenante qui n’acceptait de retour après 23h habituellement (nous sommes arrivées vers 3h30…). Et nous pouvons profiter de la fête à Québec ! Quelle ambiance ! Il y a des gens partout ! On se presse pour aller au concert du soir. Malheureusement, il faut un pass pour rentrer sur les plaines d’Abraham… Deux barrières franchies plus tard, nous sommes sur le devant de la scène J ! Le concert est de Van Halen, ce qui n’inspire guère mes acolytes qui me trainent rapidement dehors. Nous trouvons une place de choix en haut de la piste de luge pour apprécier le feu d’artifice, le plus grand feu d'artifice de l'histoire du Canada. Trois immenses barges ont été avancées sur le Saint-Laurent, tous les feux étaient tirés de ces barges, du grand spectacle.

mercredi 2 juillet 2008

Les Baleines entre Tadoussac et Les Bergeronnes

Les baleines avaient décidé de faire la grasse mat ce matin là, on en a plus rêvé qu'on en a vu! Mais un phoque et un marsouin sont venus nous consoler, on serait allé nager avec eux si l'eau n'avait pas été à 4°C... Nous tentons de trouver un chemin côtier aux alentours des Bergeronnes où était basé le club de Kayak, mais le littoral semble uniquement occupé par des propriétés privées ou des zones à l’abandon. Nous pique-niquons sur une petite zone encore libre, et un chien très joueur et plein d’énergie vient nous divertir.

Sur le chemin du retour vers Tadoussac, nous piquons une tête dans un lac de montagne, pas si chaud que ça… Une fois à Tadoussac, nous nous promenons à l’entrée du Fjord, le paysage est somptueux. Ces montagnes qui tombent à pic dans les eaux profondes et salées du fjord sont aussi belles que leurs homologues norvégiennes. Nous croisons l’équipée d’Elise avant de nous diriger vers Chicoutimi, pour nous rapprocher de l‘excursion du lendemain dans le parc naturel du Saguenay, au cœur du Fjord. Les tenants de l’auberge font jazzer Anne et Aymeric.

mardi 1 juillet 2008

De Québec à Tadoussac

Mardi 1 juillet, 20h52, me voici attablé sur une terrasse faisant face aux berges du Saint-Laurent. En compagnie d’Aymeric, celui de Washington, Clément, qui nous a accueilli le week-end à Montréal, et Anne qui réapprend à parler français après plusieurs mois d’isolation dans les montagnes enneigées de l’Ouest Canadien, nous avons déjà remonté ce fleuve majestueux sur près de 500km, notre objectif de ce soit est Tadoussac, ville où se jette le Saguenay. C’est un coin génial pour l’observation des baleines, et pour ne pas les déranger avec des moteurs bruyants, on sortira à bord de petits kayak !



lundi 30 juin 2008

De Montréal à Québec

Lundi, il est 11h, je suis au volant d’une magnifique Saturne de couleur noire. Elle ronronne bien et elle a une allure d’enfer ! Notre road trip, on l’a ! Après avoir traversé Montréal du Nord au Sud en guise d’au revoir, nous empruntons le pont Jacques Cartier et roulons jusqu’à la ville de Trois-Rivières. Petite pause déjeuné dans un resto routard. Petite peur quand nous découvrons que sur les trois quart des tables occupées ce jour ci, le routard trônait en maitre…



L’après-midi, nous abandonnons l’autoroute pour suivre la route 138 qui traverse de multiples petits villages au charme fou. A noter la traversée de Sainte Anne de la Pérade, dont la rivière qui la traverse devient le centre d’une animation originale chaque hiver lorsque la glace se forme. Des petites habitations sont descendues sur la glace, et des trous sont formés pour pécher le poisson. On compte près de 5000 cahutes, et la ville sur la glace est aménagée avec des poteaux électriques, de l’éclairage public, les voitures sont bien sur autorisées à descendre sur la glace… Coustaud lui-même était passé par ici il y a quelques années…

Le paysage évolue petit à petit, et rapidement les hautes berges vertes encadran
t cette grande rivière bien bleue me rappellent Stockholm et la Suède… Nous faisons une halte dans l’adorable village de Deschambeau, à l’orthographe approximative mais au charme fou. La vue des voiliers remontant le fleuve me donnait tant envie de partir en croisière à bord d'un bateau à voile!

Arrivés à Québec dans la soirée, nous profitons des derniers rayons de soleil pour découvrir que nous sommes vraiment dans un must-see du Canada ! Fini les plans en damier, bonjour les petites routes qui s’enroulent autour de la colline ! On se sent presque chez soi, l’influence européenne est énorme. La ville est fortifiée, et rappelle La Rochelle par endroit. En même temps, j’apprends que la citadelle qui surplombe le fleuve pour défendre l’accès aux envahisseurs a été dessinée par Vauban, réalisée par les Anglais… Nous commandons des pâtes au restaurant, mais, affamés, la serveuse n’a pas le temps de ressortir sur la terrasse que nous avons déjà fini le plat… Elle n’ose pas revenir nous voir durant de longues minutes ! Un passage au pub faisant face à une place des plus animées pour finir la journée. Demain, ce sera la visite du château Frontenac, cet hôtel de luxe faisant face au Saint-Laurent, et ayant été originellement bâti pour les voyageurs prenant le train pour le grand Ouest. Nous retrouverons aussi Anne et Clément qui nous rejoindrons pour la suite du voyage…

dimanche 29 juin 2008

Montréal

Jeudi 26 juin, 21h46, confirmation de la commande de deux tickets pour Montréal ! Nous partons demain avec Aymeric pour le Canada ! Après une dernière soirée au Fat Black Pussycat (un nom adorable, des canapés hyper confortables, de la bière quasi donnée, de la bonne musique au sous-sol et des vidéos désopilantes), une courte nuit, une longue journée de bus, nous voici à la frontière ! La garde-frontière est farouche, mais nous parvenons finalement à prendre pied sur la terre colonisée par nos ancêtres il y a quatre siècles. Jacques Cartier découvrit le Saint-Laurent en 1534, Samuel de Champlain le colonisa en 1608, en commençant par bâtir les villes de Québec et Montréal.

Nous trouvons le chemin de l’appartement de Clément et Thibault, et après avoir dégusté la viande fumée de renommée mondiale du restaurant d’à coté, nous partons prendre un verre en ville. Quel émerveillement lorsque nous découvrons la taille des bars locaux ! Marqués par les hivers rigoureux, les Montréalais profitent des beaux jours comme s’ils avaient plusieurs mois à rattraper. Les terrasses sont monumentales, on s’y presse par centaines dans les plus grandes. La serveuse nous accueille chaleureusement : « Salut ! Qu’est-ce que tu bois ? »

Le lendemain, visite du musée Point-à-Callières, le musée d’histoire de la ville. Nous y découvrons les origines de Montréal et du Québec, et apprenons que la population francophone s’est développée au Canada grâce à une fertilité extraordinaire des françaises, notamment les filles du roi, envoyées par Louis XIV à partir de 1663. L’exemple Anglais de l’immigration massive n’a pas été suivi, ce qui n’a pas empêché un peuplement efficace de la région. Ce sont malgré tout bien les Anglais qui deviennent maître de la région à partir de 1560 après des combats à Québec, sur les plaines d’Abraham, et à Montréal. La reine d’Angleterre est aujourd’hui encore sur les pièces de monnaie utilisées par les Québécois…

Après un panini dans un restaurant dont la tenante ne semblait parler ni anglais, ni français, nous parcourons la vieille ville à la recherche des joyaux historiques. Nous passons par la belle et animée place Jacques Cartier, découvrons les journaux intimes des filles de Georges-Etienne Cartier, le chef du parti patriotique à l’initiative de la confédération de 1868 dont la maison se visite aujourd’hui, sommes encouragés à ramener une peinture locale (comprendre avec de la neige) en France par une vendeuse polonaise. Nous bravons ensuite la pluie jusqu’au festival de jazz mais la force de celle-ci nous convint, nous et notre parapluie unique, à rentrer au plus vite à la maison.

Ce soir, c’est un peu la farewell party des Montréalais. Leurs amis ont répondu présent en nombre, et chacun a apporté un plat avec soir. On mange donc très bien, et en grande quantité ! Pas étonnant de la part de Clément, le binet gâteaux a repris du service à Montréal. C’est l’occasion de discuter et commencer à réfléchir sérieusement sur le programme de la semaine à venir. Comment voir la Gaspésie, le Saguenay et la cote Nord en cinq petites journées ? Vaste programme…

Dimanche matin Stéphanie nous emmène prendre un brunch dans son resto préféré, puis nous partons au musée d’art de la ville. Un peu décevant en comparaison des ténors des Etats-Unis, nous commençons à être difficiles à présent ! Puis après un bref passage par le musée d’architecture qui n’en valait pas la peine, nous nous retrouvons dans un restaurant arabe pour assister à la finale de l’Euro. Aymeric retrouve ici des amis du collège qu’il avait connu à Abu-Dhabi. L’assemblée est conquise à l’Espagne, et l’Espagne devient championne d’Europe après un match exalté.

L’ami d’Aymeric nous conduit ensuite prendre une glace artisanale dans les contreforts du Mont Royal et admirer la vue de Montréal depuis les hauteurs. L’averse stoppe nos ardeurs. Nous rentrons nous mettre à l’abri et préparer sérieusement le voyage de la semaine suivante, itinéraire à déterminer, auberges à réserver, voiture pas trop chère à trouver, il y a du boulot ! A l’issue, Clément et Thibault nous emmènent nous sustenter au charmant PatatiPatata, petit resto qui sert des poutines, plat typique du Québec qui vaut presque le gros burger américain.